Louvre Abou Dhabi

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Le musée et la mer

Tous les climats aiment les exceptions. Plus chaudes quand il fait froid. Plus fraîches sous les tropiques. Les hommes résistent mal aux chocs thermiques. Les œuvres d’art aussi. Le Louvre Abou Dhabi a été influencé par des constatations aussi élémentaires. Il veut créer un monde accueillant associant dans la sérénité les lumières et les ombres, les reflets et les calmes. Il veut appartenir à un pays, à son histoire, à sa géographie sans en être la traduction plate, le pléonasme qui signifie l’ennui et la convention. Il voudrait exacerber la fascination des rencontres rares.
Il est inhabituel de trouver dans la mer un archipel construit. Il n’est pas fréquent qu’il soit protégé par un parasol qui créer une pluie de lumières.
Il n’est pas évident qu’il soit possible d’y accoster en bateau, de trouver des pontons pour y accéder à pied depuis la côte, que l’on puisse y être accueilli comme un visiteur désiré pour visiter des collections uniques, pour s’attarder dans des librairies tentatrices ou pour y déguster les thés, cafés et mets de la gastronomie locale.
C’est un lieu calme et complexe. Un contraste parmi une série de musées qui cultivent leurs différences et leurs authenticités.
C’est un projet basé sur un signe majeur de l’architecture arabe : la coupole. Mais ici la coupole est une proposition moderne par le décalage qu’elle affiche avec la tradition.
Double coupole de 180 mètres de diamètre, plate, géométrie radiante parfaite, perforée dans une matière tissée plus aléatoire, créant une ombre ponctuée d’éclats de soleil. La coupole luit sous le soleil d’Abou Dhabi. La nuit, le paysage protégé est une oasis de lumière sous un dôme constellé.
Le Louvre Abou Dabi devient ainsi le but d’une promenade urbaine, jardin sur la côte, havre de fraîcheur, abri de lumière le jour et le soir, son esthétique se veut en accord avec sa fonction de sanctuaire des œuvres d’art les plus précieuses.
‚ÄčJean Nouvel

STATUT En chantier
ADRESSE Ile de Saadiyat, Abou Dabi
MAITRISE D’OUVRAGE  TDIC (Tourism Development & Investment Company)
ASSISTANCE MAITRISE D’OUVRAGE AFM (Agence France-Muséums)
MAITRISE D’ŒUVRE  Jean NOUVEL – Ateliers Jean Nouvel (Paris, FR)
ARCHITECTE PARTENAIRE Hala WARDÉ - HW architecture (Paris, FR)
CHEFS DE PROJET
- Etudes :Jean-François BOURDET, Stefan ZOPP

- Chantier : Damien FARAUT, Kris GELDOF, Athina FARAUT
MUSEOGRAPHIE Anna UGOLINI

ARCHITECTES
Phase concept : Youssef TOHME, Raphael RENARD, Qiang ZOU, Reda SLAOUI
Phases d’études : Frederic IMBERT, Stacy EISENBERG, Sébastien YEOU, Roula AKIKI, Reda SLAOUI, Marion FOUCAULT, Virginie HECKLE, Athina FARAUT, Stéphanie MENEM, Mark DAVIS, Kathryn STUTTS, Abel PATACHO, Anne TRABAND, Alessandro BALDUCCI, Jordi VINYALS, Michal TREDER, Mireia SALA FONT, Camille DAUTY, Steven FUHRMAN, Miguel REYES
- Chantier : Michal TREDER, Mireia SALA FONT, Rolando RODRIGUEZ-LEAL, Natalia WRZASK, Daniella DE ALMEIDA, kelly ANASTASSIOU, Maryam HOSNY, Zaina KHAYYAT

IMAGES DE SYNTHESE Clément OUDIN, Raphael RENARD, Jugulta LE CLERRE, Artefactory Lab (Eric ANTON)
GRAPHISME Clovis VALLOIS
INGENIEURS
- Esquisse : ARUP
Phases suivantes : Buro Happold
Façades : Andrew SNALUNE
CONSULTANTS
Museographie : AJN /Renaud PIERARD
Graphisme/Signalétique : Philippe APELOIG, Kristian SARKIS
Lumière/Eclairage : AIK (Yann KERSALÉ)/8’18” (Georges BERNE)
- Scénographie/Multimedia : DUCKS scéno (Michel COVA)
- Paysage : Michel DESVIGNE, Ingénieurs et Paysages, Jean-Claude HARDY
- Acoustique Studio DAP
Contrôle des coûts : MDA Consulting
Séismique : Setec
MAQUETTE Jean-Louis COURTOIS
DATES
Esquisse : 01.2007
Phases d’études : 2007 - 2012
Chantier : 01.2013 – 12.2015
TYPE DE MISSION Commande directe; mission complète
P
ROGRAMME Galeries d’exposition permanentes, espaces d’exposition temporaires, musée des enfants, auditorium, réserves, ateliers de restauration, espaces publics, bâtiment administration, restaurant, caféteria, boutique
SURFACE UTILE 
35 000 m²
SURFACE SHOB 63 000 m²
BUDGET 2,4 milliards d’AED